Pourtant,
cliniquement, c’est évident : ce patient doit se faire traiter.
Sinon, sa douleur va amplifier, il ne pourra plus mâcher du tout et en plus on verra de plus en plus le gros chicot dans sa bouche…
Ce n’est pas toujours aussi « criant » que cela, mais avec vos explications, le patient aurait dû comprendre tout de même ! 🙄
Mais le patient doute.
Il continue à avoir mal en mâchant.
Il vous l’a dit.
Et il sait que tant qu’il ne fait rien, cela
va durer…
Mais il hésite.
Il repart chez lui avec votre proposition de traitement...
... Et vous
ne savez pas ce que cela va donner.
C’est vrai que cela représente un certain montant.
Mais il sera tellement mieux avec sa prothèse, ce patient.
Pourquoi refuse-t-il votre traitement ?
C’est vraiment ce dont il a besoin.
Et cela va lui
permettre de récupérer sa fonction masticatoire pour des années.
Comme il est encore jeune, c’est ce qu’il lui faut !
En fait, techniquement,
cliniquement parlant, votre analyse est parfaite.
C’est ce qu’on vous a appris en faculté dentaire : poser le bon diagnostic.
Et proposer le meilleur traitement.
Il manque juste un élément à l’équation :
Pour réaliser le traitement, il est indispensable d’obtenir l’accord du patient.
Du patient, pas de ses dents.
Les dents ne décident rien du tout. 😉
C’est le patient, avec ses émotions, ses peurs, ses envies, qui décident.
Alors si on ne lui parle que de ses dents, il lui manque des éléments pour exercer son consentement éclairé.
Pour se décider.
Et pour se mettre en mouvement et accepter votre traitement.
Et souvent il bloque, surtout s’il doit financer une bonne partie du traitement…
Imaginez que vous puissiez déceler les émotions de vos patients :
Ce qu’ils veulent vraiment (au-delà de ne plus ressentir
cette douleur en mâchant, ou en savourant une glace en été).
Imaginez que vous puissiez déterminer ce qui joue le plus grand rôle chez votre patient :
La peur du traitement (personne n’aime
aller chez le dentiste !), l’envie de retrouver un sourire charmant, ou le besoin de se savoir en bonne santé pour les années à venir ?...
En identifiant cela pour chaque patient, vous pourriez adapter
votre présentation de plan de traitement.
Pour répondre aux attentes non-cliniques de votre patient.
Et parler au vrai centre de prise de décision du patient : son cerveau
et pas ses dents !
Les acceptations de vos plans de traitements, surtout les plus élaborés, en seraient grandement facilitées…
Cela fait partie des choses que nous allons voir ensemble dans mon programme Dentiste
Épanoui !