Un nouveau patient arrive :
Rdv pour un détartrage.
Et un contrôle, c’est le minimum pour un nouveau patient.
Lui vient surtout pour le détartrage :
Il pense que tout va bien.
Mais pas du tout :
Il a des problèmes en bouche.
Et pas qu’un : il y a du travail.
Problèmes qui vont s’aggraver si rien n’est fait.
Cette situation vous parle certainement…
Alors, comment réagir face à cette situation ?
Ici beaucoup de praticiens avec qui je discute me dise qu’il y a un dilemme :
Ce nouveau patient ne vous connait pas.
On ne lui a jamais rien dit de l’état réel de ses dents :
Soit parce qu’il na pas consulté depuis longtemps.
Soit parce que les praticiens n’ont pas jugé utile de « l’alarmer »…
Et tout à coup, on lui annonce que c’est « la Bérézina dans sa bouche »…
Comme cela.
Alors qu’il ne vous connait à peine…
Le danger ici :
Il va fuir votre cabinet dentaire !
Il risque de se dire : « Ce nouveau dentiste, il y a va fort ! »
Et donc, il risque de disparaitre dans la nature.
Pour vous, c’est dommage :
Une réhabilitation intéressante.
Avec des actes à réaliser.
(Et donc la possibilité de les grouper, ce qui est très productif…)
Mais, comme vous avez déjà assez de travail, vous allez vous en remettre.
Mais pas le patient.
Au lieu de s’en remettre, sa santé va continuer à se dégrader…
Voici 3 bonnes raisons pour partager votre diagnostic global avec ce patient :
1) C’est votre métier de soignant.
Pour soigner, il est indispensable d’informer les patients de leur état de santé.
Car c’est le patient qui exerce son consentement éclairé :
Vous, vous l’informez de son état de santé.
Vos 6 années d’études vous permettent de le faire.
Sans symptôme, le patient ignore totalement l’état de sa bouche.
Donc c’est à vous de lui annoncer la réalité de sa situation en bouche.
Ensuite, il fait ce qu’il veut.
Mais en connaissance de cause.
2) C’est une façon de valoriser votre travail.
Si votre travail c’est juste de faire un détartrage quand on vous le demande, quelle valeur cela a-t-il ?
Les 6 années d’études dentaires ne servent qu’à cela ?
En allant plus loin que la simple demande de votre patient, vous vous positionner en soignant.
En Docteur.
Pas juste en « fournisseur de soins dentaires » qui fait ce qu’on lui demande et pas plus.
Vous mettez en avant votre savoir et votre savoir-faire.
Le diagnostic fait partie intégrale de ce savoir-faire…
Et cela augmente la confiance des patients envers vous :
Ils constatent que vous faites votre travail consciencieusement.
3) C’est plus efficace pour votre organisation :
Si le patient accepte votre diagnostic.
Et qu’il suit vos recommandations et accepte le plan de traitement, alors vous avez beaucoup d’actes à réaliser sur ce patient.
Ce qui vous permet de grouper ces actes.
Et de pratiquer les rendez-vous longs.
Rendez-vous qui réduisent drastiquement les pertes de
temps.
Et ces rendez-vous longs vous permettent de réduire votre rythme de travail.
Dans le cas contraire, c’est une consultation comme une autre.
Et peut-être que ce patient se souviendra de vous dans quelques années, quand ses dents se seront détériorées…
Au moins, vous, vous l’aurez mis en garde.
Il aura alors peut-être envie que vous
le soigniez…
Alors, ces 3 bonnes raisons de partager votre diagnostic global avec les patients demandent un
savoir-faire particulier :
Celui d’annoncer les choses avec assertivité.
Tout en évitant d’être pédant, et en restant dans le rôle de conseiller qui est le vôtre.
Il s’agit d’un délicat équilibre à
trouver entre la posture de celui qui veut partager son savoir (VOUS) avec celui qui ne sait pas (le Patient) ;
Et la posture de celui qui veut imposer son savoir en usant d’autorité.
(Ce qui rebute souvent les patients…)
C’est pour vous aider à trouver l’art et la manière que j’ai créé mon programme Dentiste Épanoui :
Vous allez y voir comment adopter la meilleure posture pour que vos patients acceptent vos diagnostics et vos propositions de plan de traitement avec enthousiasme.
Pour leur plus grand bien.
Et le vôtre !