Vous avez certainement eu ce genre de patient devant vous :
« J’ai mal en haut et à droite, je voudrais que vous vous en occupiez Docteur. »
Ce patient a une demande simple apparemment.
Il sait ce qu’il veut.
Mais votre diagnostic est tout autre.
Il y a du travail à faire en bouche.
Et vite, si possible.
Sinon, cela va se dégrader.
Et les conséquences seront importantes.
En termes de santé.
En termes de coûts aussi pour le patient.
Malgré vos explications, le patient n’en démord pas :
« J’ai mal en haut et à droite, soignez-moi en haut et à droite, s’il vous plait .»
Alors que faire ?
Comment réagir ?
Plusieurs possibilités :
A ] Se résigner :
Soigner en haut et à droite.
En avertissant bien le patient de l’évolution possible de sa situation.
Après tout le patient décide :
Sans son consentement que faire ?
Et puis cela vous fait gagner du temps…
Est-ce éthiquement satisfaisant ?
Et pour vous, est-ce humainement satisfaisant ?
B ] Refuser de le soigner :
Mettre en avant votre responsabilité de soignant :
Vous ne pouvez pas le laisser partir avec un état de santé buccodentaire qui risque de se dégrader très vite.
Alors que vous savez que cela peut parfaitement être évité.
Vous n’avez pas fait 6 années d’études pour travailler « à la demande » sans prendre en compte vote capacité à faire un diagnostic.
Ce qui constitue une bonne partie de votre valeur ajoutée en tant que professionnel de santé.
Donc vous refusez de soigner ce patient.
Il consultera ailleurs.
Vous lui donnez 2 ou 3 adresses de confrères/consœurs…
Qui seront peut-être plus « complaisants » et soigneront en haut et à droite.
En attendant que la situation ne se dégrade.
Mais ce sera trop tard pour votre patient.
Là aussi, est-ce vraiment satisfaisant ?
C ] Expliquer en détails :
Passer un peu de temps pour que le patient comprenne.
Lui montrer tous les éléments pour qu’il prenne sa décision en connaissance de cause.
Qu’il exerce un vrai « consentement éclairé ».
Au moins s’il refuse, vous aurez fait votre maximum.
Et en prenant le temps de lui expliquer vous augmentez vos chances de le voir accepter votre traitement global :
Vous faites au mieux votre travail et vous lui rendez service.
Cette troisième possibilité fonctionnera d’autant mieux à une condition :
Si le patient a confiance en vous.
Là est le vrai problème !
La confiance ou la défiance que ressent le patient.
S’il a confiance, s’il vous perçoit comme un vrai soignant : il a plus de chance d’accepter votre diagnostic.
Et donc votre traitement global.
Si la défiance l’emporte…
Imaginez maintenant que vous ayez un protocole pour favoriser la naissance de cette confiance entre vous et le patient ?
Imaginez que vous ayez une façon d’accueillir le patient qui le rassure, qui lui fasse comprendre que vous êtes là avant tout pour le soigner ?
Avec des patients pleinement en confiance,
Avec des patients persuadés à juste titre que vous leur proposez la meilleure solution pour eux,
Alors, vos 1ers rendez-vous en seraient à coup sûr plus positifs.
Et les acceptations des traitements globaux plus systématiques…
Avec toutes les conséquences positives sur votre exercice : des traitements plus intéressants à réaliser, des patients plus satisfaits, plus de traitements globaux en cours, donc la possibilité de grouper les actes.
Et grouper les actes cela veut dire gagner beaucoup de temps…
C’est ce mécanisme de la confiance que je détaille dans mon programme Dentiste Épanoui :
• Comment il se met en place ?
• Sur quel principe simple il repose ?
• Quels sont les moments cruciaux où il se développe ?
• Quelles actions simples le renforcent ?
Tout cela est à la fois simple et indispensable au cabinet dentaire.