Connaissez-vous la différence entre un généraliste et un chirurgien-dentiste ?
En fait, les différences sont très nombreuses entre ces 2 professions…
Mais il y en a une qui a de grandes conséquences pour les praticiens de l’art dentaire.
Parce que cette différence affecte la façon dont le patient perçoit son dentiste.
Cette différence rend le chirurgien-dentiste « moins sympathique » que le généraliste.
Et surtout, cette différence freine les patients pour se faire soigner.
Elle diminue vos acceptations de plans de traitement.
Regardons comment se passe un rendez-vous chez un généraliste :
Le patient décrit ses symptômes.
Le docteur pose quelques questions.
Parfois, il ausculte.
(De moins en moins souvent selon mon expérience personnelle...)
Il prescrit un ou plusieurs médicaments.
Parfois il donne une instruction sur la posologie.
Un conseil ou 2 d’ordre général.
Et le tour est joué.
Le patient ressort, ni guérit, ni soulagé.
Mais rassuré : le docteur a fait son diagnostic.
Il sait ce qu’il a.
Le docteur a prescrit les médicaments pertinents :
Sa situation va donc s’améliorer, plus ou moins rapidement, dans la majorité des cas…
Tout cela a duré combien de temps ?
15 minutes souvent, plus le passage à la pharmacie…
Prenons maintenant la consultation chez le chirurgien-dentiste pour un nouveau patient :
Il faut remplir un questionnaire dentaire.
Répondre aux questions orales du praticien.
Allez au fauteuil, ouvrir la bouche, se laisser examiner.
Si le praticien réalise un détartrage ou un petit acte, il faut rester la bouche ouverte le temps nécessaire.
Ensuite, soit il n’y a rien de plus.
Et il faut penser à la visite de contrôle dans 12 ou 18 mois.
Et continuer à surveiller son hygiène buccodentaire, parce que tout part de là, comme le dit le praticien.
Certains chirurgiens-dentistes rappellent même comment se brosser les dents.
Soit il y a des problèmes en bouche.
Et là, c’est autre chose :
Le praticien explique et propose un traitement.
Le patient doit se prononcer :
Accepter, refuser, ou attendre la réponse de la Mutuelle.
Parce que cela implique des dépenses.
Parfois importantes…
Il faut aussi veiller à son hygiène bucco-dentaire.
Tout vient de là, nous l’avons dit.
Et il est important de responsabiliser le patient :
Sinon, tout ce qu’on fait ne sert pas à grand-chose…
Et puis, il faut reprendre rendez-vous.
Revenir pour se faire se faire soigner.
Combien de rendez-vous ?
Ça dépend de beaucoup de choses :
Du problème en bouche, de l’organisation du praticien, des disponibilités du patient…
Bref, vous voyez la différence pour le patient ?
« Quel enquiquineur ce chirurgien-dentiste, franchement !
Tout cela pour des problèmes de dents… et alors ? »
Parce que le patient souvent ne sait pas ce qui se passe dans sa bouche.
Comment le saurait-il s’il n’a pas de symptômes, de douleur, de gêne…
Et souvent, il est tenté de minimiser ses problèmes…
… c’est tellement plus simple comme cela : rien à faire !
Donc LA GRANDE DIFFÉRENCE entre vous et un généraliste, c’est que, vous, vous demandez des efforts à votre patient :
• Efforts de compréhension de votre diagnostic ;
• Efforts d’acceptation ;
• Efforts d’hygiène ;
• Efforts pour revenir se faire soigner ;
• Efforts de ponctualité pour vos rendez-vous ;
• Efforts financiers pour régler le reste à charge…
• …
Tout cela est parfaitement normal :
On n’a pas encore trouvé la pilule miracle qui guérit tous les problèmes dentaires.
Vous faites simplement votre travail.
Certains patients le comprennent très bien.
Et tout se passe mieux avec ceux-là.
Pour d’autres, c’est différent.
Surtout s’ils sont peu conscients de leur état de santé buccodentaire.
Et des conséquences que cela peut avoir sur leur santé en général.
(Cela est très largement sous-estimé par les patients.)
Dans ces cas-là, la solution :
Faire preuve de pédagogie.
Pour démontrer à ces patients que ce que vous leur proposez : c’est ce qu’il y a de mieux pour eux.
Imaginez que le patient comprenne immédiatement l’intérêt qu’il a à se faire soigner ?
Qu’il perçoive les problèmes.
Qu’il prennent conscience des conséquences si « non-traitement »…
Alors sa décision de se faire soigner serait plus rapide.
Cela vous simplifierait la vie.
Et vous permettrait d’anticiper, de préserver la santé de vos patients.
Et parfois de réaliser de beaux traitements, avant qu’il ne soit trop tard.
C’est pour vous aider à obtenir cette compréhension du patient que j’ai consacré tout un module à la communication avec les patients dans mon programme Dentiste Épanoui.
Vous allez y voir :
• Comment présenter sa situation buccodentaire au patient pour qu’il en soit parfaitement conscient et accepte plus vite votre diagnostic ET vos propositions de traitement ;
• Comment mettre en avant les avantages de votre traitement pour le patient en fonction de son cas particulier ;
• Comment répondre aux questions des patients pour les rassurer pleinement ;
• Quels sont les principales objections des patients et comment les traiter pour qu’ils acceptent leur traitement ;
• Quels sont les éléments qui favorisent la création d’un climat de confiance entre vos patients et vous, et donc qui réduisent les renoncements au soins…
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