Selon vous, quel est votre pire ennemi au cabinet dentaire ?
Mes clients me citent souvent :
Les patients trop impatients qui veulent un rendez-vous tout de suite :
De quoi gâcher l’ambiance par une "prise de tête téléphonique" avec l’assistante en début de journée…
Le prothésiste distrait qui se trompent dans les livraisons à poser dans la journée :
Cela remet en cause tout ou partie de votre agenda…
Bonjour les dégâts !
Le système de remboursement des soins dentaire :
Tellement injuste et compliqué que personne n’y comprend rien.
Surtout pas les patients, qui deviennent méfiants du coup…
Et qui refusent les propositions de plan traitements…
Le patient qui veut absolument tout comprendre sur tout : son état de santé, son traitement, et si cela est fréquent ou pas…
Et qui vous prend beaucoup de temps…
… pour finalement ne donner aucune suite !
L’imprévu qui compromet toute votre journée qui avait si bien démarré :
Panne de matériel, coupure de courant, endo vraiment trop délicate sur patient particulièrement peureux…
Oui, tout cela est vraiment contrariant.
Et peut ruiner une journée, voire le reste de la semaine s’il faut ensuite rattraper le retard…
J’ajouterai un élément à cette liste.
Un élément fondamental.
Et sournois aussi.
Parce qu’il vous empêche de travailler en poussant vos patients à refuser vos propositions de plan de traitement.
Parce qu’il est plus courant qu’on ne croit...
...mais on finit par ne plus y prendre garde…
Parce qu’on ne vous a pas appris à lutte contre cet élément durant vos études...
Cet ennemi tenace : l’ANOSOGNOSIE.
« Trouble caractérisé par la méconnaissance par le malade de la maladie dont il est atteint. »
Peut-être le rencontrez-vous souvent :
Vous venez d’annoncer votre diagnostic.
Le patient vous regarde.
Ses yeux débordent de doute :
« Mais que me raconte-t-il là, le Docteur ? »
Et si en plus il ne ressentait ni douleur, ni gêne, ni rien du tout…
S’il venait juste pour un contrôle…
Du coup, ça ne passe pas du tout.
Pour lui tout va bien.
Alors tout ce que vous lui proposez ensuite pour le « soigner » lui parait complètement inutile :
« Pourquoi tout cela alors que je n’ai rien ?…Il exagère franchement le docteur… »
Et c’est l’impasse :
Lui va repartir et laisser sa santé buccodentaire se dégrader.
Vous n’allez pas réaliser ce traitement intéressant.
Au mieux quelques petits soins rapides…
Mais cela ne changera rien à la dégradation de la situation pour le patient.
Alors comment lutter contre l’anosognosie ?
Pour réduire l’impact de l’anosognosie sur les acceptations de vos plans de traitement, il y a 2 ingrédients indispensables.
D’abord instaurer un climat de confiance avec votre patient :
Dès le 1er rendez-vous il s’agit d’être attentif et à l’écoute.
De montrer au patient que vous êtes là pour le soigner.
Cette « posture » de soignant facilite la naissance de la confiance.
Ensuite soigner vos explications.
En les adaptant à chaque patient :
Parce que chaque patient voit les choses à sa manière, en fonction de son histoire, de ses priorités…
Les mêmes problèmes en bouche sont vécus différemment par 2 patients distincts.
Le temps passé à comprendre chaque patient est in investissement pour vous.
Il vous permet d’adapter vos explications.
Et de les rendre plus efficaces pour CE patient-là.
Et un patient qui comprend ce que vous lui dites va accepter plus facilement ce diagnostic.
S’il accepte votre diagnostic, alors il peut accepter votre plan de traitement.
Pour vous aider à créer ce climat de confiance et à adapter encore mieux vos explications à chaque patient (beaucoup de praticiens le font déjà ! ), j’ai créé le programme Dentiste Épanoui :
Un module entier est consacré à la communication avec la patientèle…